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LES CHANTIERS DE LA JEUNESSE 1940-1944 |
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![]() Débarquant à Alger, pour visiter les Chantiers d'Afrique du Nord, le 16 octobre 1941, avec le jeune Guillaume de Tournemire, chef des Compagnons de France. Qui est La
Porte du Theil ?
Ce général de
corps d’armée est né à Mende le 29 mai 1884. Il est fils d’un Inspecteur
général des Eaux et Forêts. Polytechnicien, à 19 ans, en 1903, il
réalise une assez belle carrière militaire : Capitaine au 49e
d’Artillerie durant la Première Guerre, il professe ensuite à l’École de
Guerre (sans être breveté), commande l’École de Fontainebleu en 1935,
est nommé général de brigade, puis de division en 1938 – la 42e,
à Metz. Il commande, enfin, le 10 mai 1940,
le VIIe Corps d’Armée. Il a été scout également, depuis 1928. Au physique, il a
« le teint coloré, des cheveux châtain clair sans un poil blanc, de
longues moustaches blondes à la Gauloise, des yeux bruns, tour à tour
malicieux, paternels ou sévères, un corps râblé, tout à la fois souple
et robuste, une démarche aisée, aux larges foulées, une voix chaude et
prenante quand elle s’adresse aux Jeunes, forte et métallique quand elle
les commande, capable de pardonner un échec dû à une initiative
malheureuse, mais impitoyable devant l’inaction et le laisser-aller,
énergique, actif, taciturne parfois… » En un mot, « le Commissaire
général J. de La Porte du Theil est un chef ». Le portrait au
physique semble fidèle et les documents photographiques le confirment. Ajoutons qu’un fils du général de la Porte du Theil,
Michel, aviateur, est mort au combat durant l’offensive allemande de mai
1940. Dans son dernier ordre du jour au VIIe
Corps d’Armée, le général de La Porte du Theil écrit : « La France a
connu, dans le passé, des heures aussi cruelles et toujours elle s’est
relevée parce que jamais ses enfants n’ont désespéré d’elle.
Revue des Deux Mondes
Il
m’avait produit
une profonde impression, il était de haute stature, légèrement voutée,
chevelure blonde, moustache à la gauloise, les yeux bleus au franc
regard limpide et pénétrant. Il se dégageait de sa personne un caractère
à la fois ferme, doux et très humain. De notre
conversation, je notai la haute idée que ce chef avait de sa mission.
Son langage simple, direct et sans ambages, me
laissait la conviction que sa ligne de conduite était toute tracée
d’avance et que rien ne l’en ferait s’écarter. Il n’avait pas besoin de
grandes phrases pour me démontrer son profond amour de la France et
combien notre défaite l’avait blessé.
Jacques Durand, 1942 Comme il l’était dans l’armée, le général de La Porte du Theil, dans ses chantiers qui sont sa chose et son œuvre, se révèle un chef, le chef dans toute l’acception du terme, celui sur qui repose l’édifice et qui doit être, ainsi qu’il le souligne lui-même, le meilleur. Jacques Delebecque, 1942
Le général de la Porte du Theil parmi les Jeunes, sortant d'une baraque. Au côté gauche, le couteau des Chefs, sur la poitrine, à droite, l'insigne du Commissaire général. |
Tous ceux qui approchant, ne fut-ce qu’un instant,
le commissaire général des Chantiers de la jeunesse, sont immédiatement
frappés par l’énergique activité, disons mieux, par le dynamisme qui
émane de toute sa personne. La plus exquise politesse, la plus souriante
courtoisie enveloppent ses paroles sans en atténuer la puissante
austérité. Sa simplicité, le charme de sa conversation rendent agréables
les relations avec lui. Mais on sent dans tout son être un vrai
tempérament de chef, sachant vouloir et réaliser. C’est certainement à
cette précieuse qualité du Commissaire général de la Porte du Theil
qu’on doit la réussite étonnante des Chantiers de la Jeunesse. Pierre Brousse, 1942.
Pour en savoir plus > Le Commissaire général en 1940 Le Commissaire général en 1941 Le Commissaire général en 1942 Le Commissaire général en 1943 Le Commissaire général en 1944 Le Commissaire général sous le feu des partis collaborationnistes ![]() Copyright©2018, Jean Moncelon |
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